composition : Comment ont évolué les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France depuis 1945 ?

La Seconde Guerre mondiale est « un passé qui ne passe pas » selon H Rousso .  La situation particulière de la France avec un gouvernement qui collabore avec l’occupant complique le jeu des mémoires . La mémoire de cette période conjugue donc les souvenirs  et les oublis et les refoulements. Plusieurs  les mémoires cohabitent et entrent parfois en conflit  .

Comment ont évolué les mémoires de la guerre en France depuis 1945 ?

Plan N° 1 : plan thématique : On s’intéressera d’abord à la mémoire de la Résistance, puis à celle du génocide (des Juifs ici et pas des Tsiganes).

Plan N° 2 : plan chronologique comme le cours  en 2 parties (crainte que la partie III ne soit très courte :

I-  Entre 1945 et 1971, la lecture de l’Occupation est  fondée sur le mythe « résistancialiste » : tous les Français ont résisté massivement et Vichy n’a pas existé.

– Ce mythe, forgé en grande partie par le général de Gaulle, lui permet de de restaurer l’autorité de l’État et l’image d’une France unie. Il souhaite la réconciliation nationale, et pour cela il lui fallait occulter Vichy, facteur de division de la communauté nationale.

– Après l’épuration , Pétain est jugé par la Haute Cour de justice à l’été 1945, condamné à mort mais gracié par de Gaulle , la parenthèse de Vichy est refermée .

– La période 1947-1954 est toutefois marquée par des conflits entre la mémoire gaulliste et la mémoire communiste.

–  Le mythe résistancialiste est véhiculé par l’école, et le cinéma (films à succès comme La Grande Vadrouille, en 1966, ou ceux de René Clément : LA Bataille du Rail ).

1964,moment fort de cette politique :le transfert en grande pompe au Panthéon des cendres de Jean Moulin, héros d’une Résistance dont on masque les divisions internes. La libération du pays est vue comme une victoire de la France, rachetant ainsi la défaite de 1940 (doc. 1 et 3).

– Entre 1945 et les années 1960, le Génocide est méconnu . Nuit et Brouillard (1956), d’Alain Resnais présente le camp de concentration (et non d’extermination) et un déporté résistant et non racial. Pourtant en 1961 se déroule procès Eichman en Israël .

 

II – A la charnière des années 1960-1970, avec notamment l’arrivée à l’âge adulte d’une génération qui n’a pas connu la guerre , une nouvelle phase : celle de la découverte de la vérité .

–  1971Le film documentaire Le Chagrin et la Pitié,montre des interviews d’habitants de Clermont – Ferrand fiers d’avoir collaboré avec l’occupant allemand. Ce documentaire provoque indignation et rancœur dans une grande partie de l’opinion publique qui refuse de voir dévoiler le pan occulté de la France de Vichy, et le film est censuré à la télévision pendant dix ans.

1973 traduction de La France de Vichy de l’historien américain Robert Paxton qui  démontre que le gouvernement de Vichy « bouclier » protecteur contre les Allemands n’était qu’un mythe, et met en évidence sa responsabilité dans la lutte contre la Résistance, ainsi que sa participation au génocide. les Français prennent progressivement conscience de l’ampleur de la Collaboration d’Etat .

1972, en France, création par Béate et Serge Klarsfeld, l’Association des filles et fils des déportés juifs de France, dont un des objectifs était l’établissement d’une liste des noms des victimes juives.

– médiatisation du Génocide, pour contrer les négationnistes, et parce que des procès pour crimes contre l’humanité – Klaus Barbie, en 1987,  Maurice Papon en 1997.

– 1985, les 9 heures du film Shoah de Claude Lanzmann ouvrent un débat sur le rôle des images et de la parole.

– le devoir de mémoire est pris progressivement en charge par l’Etat :

1990, la loi Gayssot stipule que la négation des crimes contre l’humanité est un délit.

–  1995, J. Chirac  reconnait la responsabilité de la France dans la mise en œuvre du génocide par les nazis.

 Les mémoires de la Seconde Guerre mondiale ont donc évolué en fonction du contexte national et international, mais aussi du long et lourd travail de mémoire des historiens, des cinéastes, des juges et des groupes particuliers . Si maintenant celles de la Résistance et du Génocide juif se sont exprimées et sont bien connues , il reste à écrire l’histoire du génocide tzigane (ouverture) . 

= attention cet exemple de composition réalisé à partir du blog du « Monde » n’est pas complet mais montre un exemple de cheminement .

 

la composition

quelques points de base :

– la composition vise à présenter vos connaissances et à montrer que vous avez compris , intégré le chapitre .

L’étude de l’intitulé du sujet est essentielle : Définir chaque terme pour comprendre le  sujet.

  • Faire attention aux mots de liaison :  et, dans, ou, comment qui permettent de mettre en relation les différents termes du sujet.
  • Repérer les limites spatiales et chronologiques du sujet (où ? quand ?) = 10 mn au brouillon
  • faire un plan détaillé = ne pas rédiger = pas plus de 20 mn /2h

la longueur : la composition représente 2 h de travail au minimum , la longueur de la copie doit donc correspondre au temps passé :soit au minimum une copie double !

– réutilisez les mots clés ! au brouillon vous devez absolument réfléchir autour d’eux : quels noms , quelles dates , quels exemples s’y rattachent ? cela vous aide à développer les idées 

– soignez la présentation qui favorise une lecture agréable et met en valeur la clarté de vos idées : sautez des lignes (pas trop ! cf paragraphe sur la longueur du devoir !) ; un alinéa de 2/3 carreaux au début de l’introduction et de la conclusion 

l’introduction doit être très bien construite :

Accroche -> elle rattache le sujet à l’actualité ou /et souligne son intérêt  /Analyse du sujet en définissant les bornes chronologiques ou spatiales , les termes du sujet / problématique : souvent sous forme d’une question (une pas 2 pas 3 ce n’est pas l’annonce du plan) /annonce du plan

le développement s’organise autour de 2 / 3 parties .Plan historique « parfait » traditionnel : 3 parties , 3 sous -parties !

chaque sous partie s’organise autour d’une idée principale qui est argumentée , illustrée par des exemples …réutilisez les documents vus en cours ou cités dans le blog : extraits de films , textes fondateurs .

La conclusion comporte :    une réponse à la problématique puis  un élargissement qui prolonge la réflexion dans le temps et l’espace (conséquences à court terme )

gérez votre temps : gardez du temps à la fin pour corriger les fautes et vous relire (articulez en silence pour repérer les étourderies ); ne bâclez pas la partie 3 ,souvent gâchée par manque de temps .

le plan : en histoire , il combine souvent plan analytique et chronologique . Sur du temps long il peut n’être que chronologique .Ne recherchez pas l’originalité .

rédaction : rédigez au présent . Évitez les tics comme « il va … ». N’oubliez pas la phrase de transition entre chaque partie .

SOCIALISME ,SYNDICALISME , MOUVEMENT OUVRIER EN ALLEMAGNE

pour rire un peu et réfléchir sur la différence entre social -démocratie et socialisme un dessin de Cabu :

Hollande diaporama

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Congrès du SPD à Berlin, le 5 décembre 2011. François Hollande, alors candidat à la présidentielle française, entouré de deux ténors du SPD,source : Lemonde.fr 23 mai 213

au XIXeme siècle , les partis ouvriers s’appellent :parti socialiste , parti social démocrate , parti des Travailleurs  …  A l’époque , la dénomination de social-démocrate avait un contenu révolutionnaire et s’inspirait de Marx . Beaucoup plus tard en 1959, le SPD abandonna définitivement dans son congrès historique de Bad-Godesberg toute référence au marxisme . La social – démocratie prend un autre sens , totalement réformiste . la social – démocratie accepte le capitalisme et veut une redistribution de ses profits aux travailleurs .Ainsi , les rapports avec le patronat n’ont pas à être forcément conflictuels .Le chancelier social-démocrate allemand Helmut Schmidt aimait à dire, pour justifier sa politique favorable au patronat, « les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain« .(source de mes informations  le blog de jean – Pierre Prissoan)

ce chapitre a donc plusieurs objectifs :

-> comprendre l’évolution d’une idéologie : le socialisme ; la mettre en rapport avec les transformations sociales et politiques . l’Allemagne est un choix interessant parce que :

– le socialisme y est précoce

– le socialisme est puissant car les ouvriers sont nombreux

– les rapports avec l’Etat et les patrons divergent fortement de l’exemple français .

la social démocratie allemande , laboratoire du socialisme européen ? 

POUR REVISER :

dates à connaître :

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