L’Afrique et la mondialisation

un petit bonus : 2015 :Obama danse ! Aux côtés de sa soeur Auma Obama et de son homologue kenyan Uhuru Kenyatta, il s’essaie à la Lipala dance sur le tube du groupe kenyan Sauti Sol

pour vous préparer à notre nouveau chapitre , un article daté de 2010 , émanant d’un Etudiant à HEC Paris , responsable du site les yeux du monde.fr .Un croquis dans l’esprit du bac accompagne l’article !

voici le lien http://les-yeux-du-monde.fr/ressources/2703-lafrique-son-integration-a-la-mondialisation-ses-retards/

Alexandre LIEBERMANN

On a coutume de définir l’Afrique comme le « continent en retard », et ce depuis R. Dumont et son ouvrage L’Afrique noire est mal partie. Néanmoins, est-ce un raccourci simpliste, ou une réalité ?

Autant, du temps de Dumont, l’Afrique entière paraissait en difficulté, autant aujourd’hui, semble-t-il, certains pays ont réussi à réduire leur retard. Les facteurs de retard, néanmoins, sont actuellement multiples. Du simple facteur climatique (entre sécheresse désertique et pluies torrentielles en région équatoriale) au facteur politique, l’Afrique souffre bien plus que les autres continents. Au point même qu’on en est venu à créer l’expression de « diagonale des conflits », forgée au cours des années 1990. Celle-ci touche principalement l’Afrique subsaharienne, regorgeant par ailleurs de richesses minières énormes. Les deux faits sont d’ailleurs souvent interdépendants (par exemple les fameux diamants de conflit). Et durant les années 2000, de nombreuses guerres civiles ont pu éclater, de durées très variées, en Côte d’Ivoire, au Kenya, mais bien évidemment, au Darfour, région la plus touchée actuellement. Tous ces retards et quelques autres ont obligé la communauté internationale à intervenir, depuis la définition des Pays les Moins Avancés (PMA). On en trouve 33 en Afrique (sur 49 dans le monde).

A côté de cela, nombre d’États ont réussi à prospérer (relativement), grâce à leurs ressources, leur extraversion… Si l’on cherche un leader en Afrique, on ne peut trouver que deux candidats potentiels : le Nigeria et l’Afrique du Sud.  Le Nigeria, grâce à son statut de PEP ; l’Afrique du Sud, grâce à ses ressources du sous-sol et sa relative diversification, et dont toute l’Afrique australe  dépend aujourd’hui. Quant aux autres PEP, ils manquent cruellement de répartition des richesses (au Maghreb-Machrek), ou ont longtemps souffert (et souffrent encore) de divers conflits. Leur richesse évolue au gré des aléas des cours du pétrole, et dépend fortement de la spéculation. Leur richesse future pourra provenir d’une diversification mondiale de l’offre et de l’intérêt de puissances notamment émergentes. Et il n’est pas étonnant de remarquer que les grandes villes du continent (que l’on peut qualifier, pour certaines, de métropoles du Sud) se situent dans ces pays essayant de suivre le train de la mondialisation. Outre l’historique Le Caire, Le Cap et Lagos symbolisent la puissance du Nigeria et de l’Afrique du Sud. Mais seule la façade portuaire sud-africaine joue un rôle sur le continent. Les autres pays se cantonnent à des stations balnéaires ou à des ports nationaux sur leurs littoraux.

L’Afrique est donc désunie face à la mondialisation. Il y a donc bien plusieurs Afriques, chacune cherchant à se rapprocher d’une autre « mieux placée ». C’est ainsi un continent où les migrations intracontinentales sont très fortes, qu’elles soient dues à des guerres, ou à l’existence d’un pôle économique régional (Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, etc.). Mais la proximité de l’Europe et du Moyen-Orient attise les convoitises, si bien que nombre de ports et autres villes constituent des « portes d’entrée » vers l’Occident, points de départ de traversée de la Méditerranée vers l’Europe, depuis Tanger, la Tunisie ou autres. N’oublions pas les migrations vers les Iles Canaries.  Mais politiquement, la démocratie ne semble pas être un cheval de bataille en Afrique, et l’on peut comprendre que les questions économiques priment. Néanmoins, entre Etats en déliquescence totale (Somalie), ou Etats dirigés par un président omnipotent (Soudan), ou Etats conduits par une dynastie établie de facto et élections manipulées, les dérives antidémocratiques sont légion. Face à cela, c’est du pain béni pour les groupes terroristes, souvent liés à Al Qaida, cherchant à manipuler les intérêts locaux et à faire pression sur les Occidentaux (Al-Qaida au Maghreb Islamique, ou shebabs somaliens). Et comme la maitrise maritime est souvent aussi faible que la maitrise terrestre, la piraterie grandit, notamment au large du Golfe d’Aden, et de la Somalie, mettant en péril les exports d’hydrocarbures provenant du Golfe, ou, plus récemment, au large des Seychelles.  Le salut de l’Afrique pourra provenir dans les années à venir d’une intégration régionale. A ce jour, seuls la SADC  (Communauté de développement de l’Afrique australe), voire le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, autour de l’Afrique du Sud, du Nigeria, de l’Egypte, de l’Algérie, le Sénégal) paraissent viables.

corrigé sujet pôles et espaces majeurs de la mondialisation

La mondialisation, processus d’échanges de biens et services est devenue une réalité à laquelle aucun pays n’échappe . la mondialisation produit une organisation inégalitaire et hiérarchisée du monde : aux pôles majeurs traditionnels , de nouveaux se sont ajoutés .

Comment la mondialisation a t-elle produit une réorganisation des pôles et espaces majeurs du monde ?

La nouvelle Triade est le cœur de la mondialisation (partie 1) , mais à une autre échelle , des espaces comme les villes et les littoraux sont des centres d’impulsion (partie 2)
I. La  nouvelle Triade ou l’oligopole mondial , trois pôles animant et dominant la mondialisation

– l’oligopole : les EU + UE + Asie orientale = Japon + la Chine + les dragons . Les EU sont la première puissance écon mondiale (production + commerce + centre d’innovation + soft power).L’UE est un centre ancien ; l’Asie orientale : le Japon a joué un rôle d’entraînement dans cette région du globe .parmi eux la Chine occupe une place à part : « atelier du monde « : un PVD mais elle est devenue la première puissance commerciale dans le monde et a le 2eme rang derrière les EU pour la production

-explications : quels sont les atouts de ces territoires? :concentration de la production , des échanges , des capacités financières , intellectuelles , les flux de marchandises , de capitaux et d’hommes

ex : I -phone : une complémentarité entre les EU = capacité d’innovation et la Chine : le lieu de production .

les pays émergents qui se sont intégrés depuis les années 2000 : ce sont encore des pays dont l’IDH moyen indique le retard de développement mais ils ont une forte croissance et s’insèrent de plus en plus dans les flux : ils se sont regroupés dans les BRICS :ils s’appuient sur l’exportation de matières premières , d’hydrocarbures et de produits agricoles mais de plus en plus sur l’exportation de produits manufacturés .parmi eux la Russie , exportatrice d’hydrocarbures . Ces pays émergents sont d’ailleurs maintenant associés à la gestion du monde puisque le G8 s’est élargi pour devenir le G20

Il faut ajouter les pays exportateurs de pétrole alors que cette énergie est fondamentale pour la croissance économique .

mais tous les espaces ne profitent pas de la mondialisation : des centres et des périphéries à l’intérieur des pays : les espaces ruraux éloignés des flux

II- Le rôle majeur des métropoles
– Siège d’institutions internationales qui constituent des lieux de décision à l’échelle mondiale : FMI, ONU, OMC…;  Des lieux économiquement puissants : bourses (NY, Londres), technopôles et universités (MIT, Harvard, Silicon Valley…)
– « Archipel mégalopolitain mondial » dominé par la Triade qui compte les métropoles mondiales  :New York, Londres, Tokyo… Paris incluses dans les mégalopoles (mégalopole américaine, mégalopole européenne, mégalopole japonaise).

Les ports sont des centres d’impulsion de la mondialisation :commerce + production dans des ZIP : zones industrialo – portuaires . D’ailleurs les plus grands ports mondiaux sont maintenant chinois .

– émergence de métropoles de pays émergents : Shanghai , Sao Paulo , Mumbai .

– ces métropoles ont un territoire transformé par l’intégration dans la mondialisation: Des réseaux de transport denses et complets à l’échelle nationale et internationale : grands ports et aéroports, axes autoroutiers : plate forme multimodale  Hubs ex : Londres avec ts ses aéroports ; CBD.

– mais tous les espaces ne sont pas intégrés et la mondialisation creuse les inégalités : ex : Londres : cherté de l’immobilier ; tensions urbaines .

Ainsi la mondialisation a profité aux PVD permettant à certains de se développer .Cependant , elle creuse aussi les écarts car certains pays ou espaces n’ont pas les atouts pour d’insérer dans les grands échanges de flux.

schéma :