croquis pôles et réseaux de la mondialisation

ne prenez pas peur ! ; j’ai ajouté les aires de puissance au compas ! en rouge pour mieux faire apparaître l’oligopole mondial et parce que je n’ai pas distingué par des couleurs les pays développés de la triade , les émergents , les exportateurs de matières premières . J’ai aussi ajouté un flux de capitaux (il représente les flux que nous avons envisagé dans les chapitres sur les grandes aires continentales poles et reseaux pôles et reseauxlegende

croquis les espaces maritimes et le Brésil

ici 2 croquis refaits car je n’ai pas trouvé les originaux . aussi , le plan est peut être un peu différent de celui vu en séance . Ce n’est pas un problème , vous vous adaptez en reprenant la légende originale ou vous refaites celui ci dessous .
les dynamiques territoriales du Brésil
carte1

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les espaces maritimes approche géostratégique 

– un diaporama qui réalise de façon très claire le croquis sur les espaces géomaritimes et fiable puisqu’on le trouve sur le site de l’académie d’Orléans-Tours

http://http://hg-ec.ac-orleans-tours.fr/fileadmin/user_upload/hg/Lycee/Terminale_g%C3%A9n%C3%A9rale_L-ES/g%C3%A9ographie/Des_cartes_pour_comprendre_la_russie/CROQUIS_ESPACES_MARITIMES_EFARDEL.pdf

– un travail d’élève de TL de l’année 2013 – 2014

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Indice de Développement Humain (IDH) 2013 : l’essor sans précédent du Sud

voici un large extrait tiré de ce site :http://www.notre-planete.info

qui résume les grandes tendances du développement dans le monde et les met en relation avec la mondialisation . le basculement du monde en cours se confirme en 2013 !

 L’essor du Sud est en train de modifier radicalement l’aspect du monde du XXIème siècle, grâce aux nations en développement qui mènent la croissance économique, extirpant des centaines de millions de personnes de la pauvreté et propulsant des milliards de personnes supplémentaires dans une nouvelle classe moyenne mondiale. C’est ce que révèle le Rapport sur le développement humain 2013 du Programme des Nations Unies sur le développement (PNUD).

Source : http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3691_IDH_2013_Sud.php

les disparités internes dans les pays à IDH fort se révèlent : les États-Unis dégringolent de la 3e place à la 16ème place : l’IDH général est de 0,94, mais dont la moyenne n’est que de 0,75 pour les résidents d’origine latino-américaine et de 0,70 pour les Afro-américains.

L’IDH progresse dans plus de 40 pays en développement : cela s’explique parun investissement soutenu dans l’éducation, la santé et les programmes sociaux et  un engagement ouvert avec un monde de plus en plus interconnecté.la proportion de gens vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté dans le monde (moins de 1,25$ / jour et par pers)est passé de 43 pour cent en 1990 à 22 pour cent en 2008 ; plus de 500 millions de personnes sont sorties de la pauvreté uniquement en Chine.

une révolution industrielle sans précédent dans l’histoire

Les pays en développement ont pratiquement doublé leur part dans la production mondiale, en passant de 25 pour cent à 47 pour cent entre 1980 et 2010, fait remarquer le Rapport. Le commerce au sein des pays du Sud a été le plus grand facteur de cette expansion, passant de moins de 10 pour cent à plus de 25 pour cent de l’ensemble du commerce mondial ces 30 dernières années, tandis que le commerce entre les pays développés a chuté de 46 pour cent à moins de 30 pour cent. (attention il s’agit de % et non de chiffres bruts)Le commerce entre les pays du Sud va surpasser celui qui se fait entre nations développées, projette le Rapport. L’ouverture grandissante au commerce va de paire avec le progrès du développement humain dans la plupart des pays en développement.

une mondialisation qui provoque l’explosion des relations sud / Sud Les pays du Sud sont de plus en plus interdépendants et interconnectés. On trouve désormais des téléphones mobiles avec liaison à Internet dans la plupart des foyers en Asie et en Amérique du Sud, et la plupart de ces smartphones désormais abordables sont produits dans des entreprises basées dans les pays du Sud. Le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Indonésie et le Mexique ont maintenant un trafic plus important sur les réseaux sociaux que n’importe quel autre pays, à l’exception des États-Unis. Les interconnexions mondiales croissantes des pays du Sud sont non seulement virtuelles mais aussi personnelles : la migration entre pays en développement a récemment dépassé la migration nette Sud-Nord.

Les institutions mondiales ne reflètent pas encore ce changement historique. La Chine, dont l’économie est la deuxième mondiale et qui détient le plus de réserves de change, a une participation à la Banque mondiale de 3,3 pour cent seulement, moins que celle de la France qui est de 4,3 pour cent. L’Inde, qui va bientôt dépasser la Chine en tant que pays le plus peuplé du monde, n’a pas de siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU. Et l’Afrique, qui compte un milliard de personnes dans 54 nations souveraines est sous-représentée dans pratiquement toutes les institutions internationales.Les pays en développement détiennent maintenant deux tiers des réserves totales (10,2 mille milliards de dollars) de devises étrangères mondiales, dont plus de 3 mille milliards de dollars rien qu’en Chine . Comme les institutions internationales plus anciennes ne s’adaptent pas, de nouveaux mécanismes émergent, comme des réseaux de coopération parallèles nationaux et continentaux, dont des pactes commerciaux au niveau régional, des regroupements de sécurité, des banques de développement et des accords bilatéraux. D’après le rapport, les pays du Sud ont besoin d’être mieux représentés au sein de la gouvernance mondiale, ce qui requiert également l’adoption de plus grandes responsabilités.

Le monde est en train d’assister à un « rééquilibrage mondial » inégalé. L’essor du Sud vient inverser les effets de l’énorme lame de fond démarrée avec la révolution industrielle et qui s’est prolongée tout au long de l’ère coloniale et jusqu’aux deux guerres mondiales du 20e siècle, par laquelle l’Europe et l’Amérique du Nord en sont venues à éclipser le reste du monde.

 

 

 

 

Amérique : l’alliance du Pacifique : encore un nouvel accord commercial

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/02/24/extension-du-systeme-mondialiste.html, article daté du 28 février 2014

L’Alliance du Pacifique (Chili, Pérou, Colombie, Mexique) a pour but d’ éliminer entre eux, les droits de douane. Cette Alliance pèse 215 millions d’habitants .La zone de libre-échange prévue regroupe, en plus des quatre pays de l’Alliance, l’Australie, le Canada, le Japon, la Malaisie, Singapour et le Vietnam. 

Les négociations sont en cours pour intégrer un plus vaste accord (sans la Colombie).

Le TPP partenariat transpacifique (TPP) négocié depuis 2008 par 12 pays riverains ou proches de l’Océan Pacifique (Etats-Unis, Australie, Brunei, Canada, Chili, Japon, Malaisie, Mexique, Nouvelle-Zélande, Pérou, Singapour et Vietnam).

MAis cet accord commercial signé par 12 pays d’Asie-Pacifique, vient d’être abandonné par Donald Trump.Il avait été négocié par Barack Obama pour contenir l’influence économique de la Chine .Barack Obama justifiait ainsi cet accord: «Si nous n’écrivons pas ces règles économiques dans la région, la Chine le fera (…). Alors que plus de 95% de nos clients potentiels vivent en dehors de nos frontières, nous ne pouvons pas laisser les pays comme la Chine écrire les règles de l’économie globale. Nous devons écrire ces règles, en ouvrant nos produits américains à de nouveaux marchés et en établissant de hauts standards de protection des employés et de la sécurité environnementale.»

http://geopolis.francetvinfo.fr/trump-abandonne-l-accord-commercial-tpp-l-asie-pacifique-se-tourne-vers-pekin-133185

voici une carte de synthèse

allaince amerique

l’Afrique face à la mondialisation

(très )longues citations d’une communication  faite le 20 mars 2010 à l’université de Saint Louis du Sénégal par Amadou Moctar Diallo

http://amoctad.blogspot.fr/2010/05/lafrique-face-la-mondialisation.html

 Je l’ai remaniée afin de répondre à une composition sur le sujet l’Afrique face à la mondialisation .C’est aussi l’occasion de revoir au début une définition générale de la mondialisation pouvant servir pour une introduction 

Les années 90 marquent une nouvelle ère dans la vie internationale. Cette période a été qualifiée de « nouvel ordre mondial » marquant le triomphe de la démocratie libérale et du capitalisme économique. Ainsi, notre monde est de plus en plus intégré ( = interdépendance des systèmes ). Le processus de la mondialisation qui connu un essor important après la fin de la guerre froide est devenu « un fait incontournable » . Cet essor s’explique aussi par la libéralisation de l’économie, le développement des technologies de l’Information et de la Communication (TIC), du transport, etc.

La mondialisation est une « notion  multidimensionnelle et touche tous les domaines de la vie économique, culturelle, environnementale et sociale- jusqu’ aux relations entre les Etats et les Nations des cinq continents. Ainsi elle nous pousse à re-analyser les concepts de « souveraineté, intérêt national, frontières etc. » . Mais si la mondialisation a donné naissance à des  opportunités sans précédent pour certains pays elle a également créé des vulnérabilités et des périls eux aussi sans précédent »

Quelle est la place du continent africain dans cette « ère de la mondialisation ». L’Afrique est-elle bien outillée pour profiter des opportunités qu’offre la mondialisation, et se prémunir des « vulnérabilités et périls » qu’elle occasionne ?

Il convient de constater la marginalisation de l’Afrique dans ce processus de mondialisation (I). Cependant, cette marginalisation est en train d’être combattue par des efforts d’intégration de la part des leaders du continent (II).

I-DE LA MARGINALISATION…

S’il est une région marginalisée dans la mondialisation, c’est bien l’Afrique. Cette marginalisation du continent africain s’explique par un certain nombre de facteurs et a des effets sur la vie du continent .

A-Les facteurs de la marginalisation

Les facteurs de cette marginalisation sont nombreux.

–> D’abord le continent africain est le continent qui a le plus enduré l’esclavage puis la colonisation qui ont duré des siècles. Cela a entraîné la balkanisation (division en petits morceaux comme les pays des Balkans c’est à dire l’ex -Yougoslavie )de l’Afrique en différents micro-Etats dépourvus de réel poids socio-économiques et politiques. Cette période a favorisé aussi l’exploitation des ressources premières du continent au détriment des peuples d’Afrique. Les « colonies qui n’étaient en fait que des pourvoyeurs de matières premières n’ont jamais pu bénéficier d’infrastructures adéquates et les populations n’avaient pas toujours accès à l’éducation et aux services sociaux de base qui font partie aujourd’hui des critères de pauvreté .

–> Par ailleurs, après les indépendances, les pays africains ont toujours maintenu de types d’économie axé sur l’exportation des matières premières vers l’Europe où elles sont transformées puis revendue sous forme de produits manufacturés en Afrique. Sur le plan économique, nous notons un déséquilibre dans les échanges commerciaux mondiaux. C’est la « la détérioration des termes de l’échange ».

–> Cependant, l’Afrique a contribué grandement aussi à sa propre marginalisation. En effet, l’instabilité sociopolitique du continent, le repli identitaire, l’absence de cadre juridique favorable aux investissements, le manque d’entreprises privées  sont des frein à l’intégration de certains pays dans cette « ère de la mondialisation »

B-Les effets de la marginalisation

Cette marginalisation du continent africain a des conséquences néfastes sur tous les plans. Sur le plan économique, elle accentue la fragilité des économies africaines. En effet, les produits africains ont du mal à être compétitifs sur le plan international. Puis sur le plan national, ils sont concurrencés par les produits des grandes firmes des puissances économiques de la triade. Ces firmes ont les moyens de mettre sur le marché des produits de qualité à faible prix.

Ensuite, sur le plan culturel, cette marginalisation entraîne la destruction ou l’affaiblissement des cultures africaines. On parle de l’ occidentalisation »du monde (Par exemple : la polygamie pratiquée dans le monde islamique et dans les milieux traditionnels africains est jugée inacceptable et même illégale dans presque tous les pays occidentaux. Inversement, ces pays dont certains d’entre eux qualifient la pratique homosexuelle comme légale, font pression sur les pays africains surtout pour qu’ils la légalisent.). Avec la montée en puissance des puissances non occidentales comme la Chine certains voient « la fin de l’arrogance civilisatrice de l’Occident »

Et enfin, sur le plan sociopolitique, cette marginalisation fait que l’Afrique, n’a pas d’influence réelle dans les grandes institutions financières internationales comme la Banque Mondiale (BM), le Fonds Monétaire Internationales (FMI) ou encore l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Or, c’est au sein de ces instances que se font les grandes négociations internationales, se définissent les grandes lignes de la politiques internationales. Ces institutions imposent une politique que les Etats africains sont contraints d’appliquer. L’exemple des plans d’ajustement structurels dont le Sénégal est signataire est édifiant.

La marginalisation d’une partie importante de la planète au processus de mondialisation a favorisé sa contestation par les mouvements altermondialistes à travers le Forum Social Mondial.

Cependant, les dirigeants africains ont compris que l’Afrique ne peut pas rester hors de ce processus en le subissant. L’Afrique veut aussi être un acteur de la mondialisation. C’est ce que explique son souci de bien s’intégrer dans ce processus.

II-…A la tentative d’intégration

« Bon gré, mal gré, l’Afrique doit aujourd’hui vivre, comme l’ensemble de notre planète à l’heure de ce que l’on appelle la mondialisation »Face à ce constat d’un ancien Président la République du Sénégal  l’Afrique a mis en place des instruments de sa propre intégration. Une intégration effective de l’Afrique dans ce processus constituera un enjeu majeur dans les relations internationales .

A-Les instruments de l’intégration

Le continent africain a mis en place un certain nombre d’organisations d’intégration économique chargées d’harmoniser les politiques des pays africains dans le domaine économique et social. Parmi ces organisations, nous pouvons citer l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui regroupe de l’Afrique occidentale, la Southern African Development Coordination Conference, (SADCC) avec les pays situés au Sud du continent. Ces regroupements régionaux permettent d’intensifier les échanges entre pays africains et créer un vaste marché où sera assuré une libre circulation des biens, des personnes et des services.

C’est surtout le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) qui constitue aujourd’hui le véritable instrument de réponse à la mondialisation. Fondé en 2001, sous l’initiative du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et de l’Egypte, cette organisation prône« l’ouverture de l’Afrique au reste du monde, le recours aux investissements privés étrangers pour financer le développement, et la réduction du rôle de  l’Etat comme acteur du développement .

Cependant ces organisations présentent des faiblesses résultant même du manque de volonté des Etats membres de déléguer des pouvoirs réels et les moyens nécessaires pour la réalisation de leurs objectifs.

B-Les enjeux de l’intégration

Une Afrique intégrée dans le processus de la mondialisation n’est pas sans effet dans les relations internationales. En effet, cette intégration changera considérablement les rapports économiques et politiques entre l’Afrique et ses partenaires internationaux. Elle permettra de mieux revoir les termes de l’échange qui ne seront dictée par la logique de pays assistants à pays assistés, mais plutôt entre des partenaires égaux.

Ainsi, la mondialisation peut bien être très bénéfique pour l’Afrique si celle parvient à s’adapter à ces exigences. En effet, comme le montre Sylvie Brunel (une spécialiste française des problèmes de développement), « la mondialisation est un catalyseur du décollage économique. Les pays qui ont des institutions solides, un territoire bien équipé, un secteur industriel déjà étoffé, une population qualifiée se sont développés grâce à l’afflux des capitaux privés. Ceux qui profitent des cours élevés des matières premières pour diversifier leur économie et développer les services à la population, aussi. Les autres, non. La mondialisation ne suscite pas le développement. Elle peut juste l’accélérer. » Pour illustrer cela, nous pouvons citer l’exemple du Brésil, de l’Inde, de la Chine, de l’Afrique du Sud qui ont connu un développement assez considérable qui les range aujourd’hui dans le groupe des pays émergents et membre du G20.

Pour être compétitif le continent africain doit donc mettre sur le marché des produits compétitifs tant sur la qualité que sur le prix. Pour cela donc, il est nécessaire de développer l’industrie africaine et d’encourager l’initiative privée. Par ailleurs, les pays partenaires de peuvent « appuyer les efforts des pays africains en donnant libre accès à leurs marchés aux exportations de ces derniers, ce qui permettra aux pays pauvres très endettés de mieux s’intégrer au système commercial mondial ».

Une faiblesse de l’ intégration de l’Afrique peut même constituer une menace pour la sécurité internationale dans la mesure où le développement des TIC a aussi favorisé l’internationalisation des crimes organisés, du terrorisme, autant de fléaux qui trouble le « nouvel ordre mondial ».

Conclusion :

Malgré les efforts d’intégration dans le processus d’intégration, l’Afrique demeure toujours marginalisé surtout sur le plan économique : « ses exportations représentent 1% des exportations mondiales et sont composées pour l’essentiel de produits primaires. Sa part des investissements internationaux? Elle oscille autour de 2%, pour moitié dans l’exploitation pétrolière ».

Ainsi, si l’Afrique parvient à faire face à la mondialisation en profitant de ses fruits elle pourra s’intégrer .